
Pour peu que le sujet du moment me touche de plus ou moins près et là c’est carrément le drame…quelqu’un me parle de suicide ou de quelque chose qui a un écho en moins et je suis presque au bord des larmes…..j’y laisse toute mon énergie….je ne peux même pas expliquer ça….c’est en dehors de tout contrôle….et heureusement ce n’est pas trop souvent!
Je suis hyper sensible même si je le cache soigneusement ou tout du moins du mieux que je peux, pas forcément toujours très bien.
Comme si on pouvais me faire du mal ou re-basculer dans mon enfer perso juste en sachant que je suis sensible et empathique alors que c’est très loin d’être le cas…
C’est chiant et je fais le boulot toute seule assez bien finalement quand je vois mon évolution sur ces deux dernières années.
J’ai vécu 8 vies comme les chats, celle ci est la 9ème et je l’aime!
J’ai toujours pensé que soit je m’en sortirai soit j’y resterai, et finalement il s’est produit un peu des deux tout au long de mes vies…
Après avoir passé des années à vouloir mourir et à presque y réussir en me rattrapant toujours au bord de la falaise au dernier moment…
Et cette putain de bataille continuelle contre moi, même pas contre quelque chose de réel, non simplement contre la partie de moi qui voulait s’en sortir ou tout simplement juste vivre comme les autres.
Oui mais je n’ai JAMAIS été comme les autres, et aujourd’hui j’apprécie finalement, d’avoir un prénom “vieux” et qui entraine toujours une réaction, une façon de faire et de voir qui ne laisse jamais indifférent, j’aime ne pas faire partie du lot finalement…
La position de victime est tellement complaisante….seuls ceux qui ont flirté avec elle le savent, tellement jouissive et tellement dangereuse….plus aucune objectivité…plus aucun moyen de s’en échapper…
Surtout quand on a ne serait ce qu’une petite raison de se poser en victime de quelque chose ou de quelqu’un, pour ma part j’était la victime de mon père et je le resterai quelque part toujours.
Même si aujourd’hui tout est différent et j’attend son décès pour en finir une bonne fois pour toutes.
Tout ce merdier fera partie de ma vie ad vitam eternam, que je le veuille ou non , et puis je pense tellement “trop” et tellement “tout le temps” que forcément ça revient un peu tout le temps sur le tapis…
Mais je ne serai pas celle que je suis si je n’avais pas vécu tout ça, mais un goût amer me reste, de tout ça je garde une espère d’auto suffisance, du fait de m’en être sortie…
C’est super nul, je culpabilise même de ça mais sans ce putain de caractère de merde et cette indépendance acharnée qui m’a joué plus d’un tour je ne serai probablement plus là…










